Retour à Castels Bofolmons – Session 1

Le nouveau groupe de joueurs étant étoffé avec 8 membres, j’ai retrouvé avec  un mélange de plaisir et d’appréhension la position de MD vendredi soir. Par simplicité, j’ai ressorti mon scénario d’initiation D&D5, Castel Bofolmons avec ma bonne vieille intrigue qui s’était avérée efficace avec le précédent groupe. Cette fois encore, Castel Bofolmons sert de base de départ et les personnages jouent les personnages prétirés de niveau 0 que j’avais créé leur permettant de se familiariser progressivement avec leurs personnages et les règles de jeu. En effet, seul un joueur connaît la nouvelle édition. Nous avons donc commencé la « campagne » avec 6 joueurs, seul un étant absent ce soir là. Nous monterons donc potentiellement à 7 joueurs si tout va bien et que tout le monde est disponible (dans les faits cela arrive rarement). Voici donc le compte-rendu de cette première session.

La campagne est publique sur Obsidian Portal, permettant de consulter ce compte-rendu et tous les personnages associés : CASTEL BOFOLMONS

« En cette belle journée de lundi du moins d’Eleinte (Septembre) sur la Côte des Epées des Royaumes Oubliés, le Bourg de Castel Bofolmons est en pleine effervescence. En effet, à la fin de la semaine, la population du Bourg va plus que doubler avec l’arrivée de nombreux voyageurs et marchands à l’occasion de la fête annuelle des Grandes Moissons. C’est la fête de la divinité de la Terre-Mère Nourricière, Chauntéa, déesse des semailles, moissons, plantations et récoltes. Castel Bofolmons, un des derniers bourgs fortifiés sur la frontière avec les terres sauvages humanoïdes, fait office de bastion et de croisée des chemins, de relais pour les voyageurs et marchands. Avec environ 600 habitants, le Bourg est sous la protection de Ser Helm Dunsmith, Chevalier du Royaume.

Sur la place de la petite cité fortifiée, les notables se sont retrouvés et discutent de la préparation des festivités et commencent à assigner les emplacement prévus pour les échoppes des marchands qui vont arriver progressivement ces prochains jours.
Les habitants s’affairent et c’est l’occasion pour chacun de vaquer à de nouvelles occupations :

Victor Dunsmith (joué par Seb), fils du seigneur, est de sortie sur son destrier et depuis son récent retour de formation en tant qu’écuyer chez un seigneur voisin ami de son père, il brûle de faire valoir sa position de jeune seigneur avide de faits glorieux. Les jeux de Castel Bofolmons pourraient être l’occasion d’impressionner les jeunes filles du Bourg.

Son ami, Uther de Lockwood (joué par Jean-Seb), un nobliau déchu, s’est installé dans Castel Bofolmons et espère trouver une opportunité de retrouver son titre familial. Un mariage pourrait être une piste et la soeur de son ami Victor pourrait lui permettre de consolider les liens entre les deux familles. Victor est son ami et sa soeur est décidément bien jolie… Son éloquence naturelle pourrait lui permettre de la séduire….

Gary Blume (joué par Nico), Lieutenant de la garde, est tendu. L’arrivée de la foire annuelle le préoccupe car c’est pour lui la pire période de l’année. Avec les 5 gardes sous ses ordres, il est dans l’oeil du cyclone et Morgan Rash, le Capitaine de la garde va être sur son dos pendant les longues journées qui s’annonce. Qui dit foire, dit problèmes… larcins, bagarres, surpopulation et rues encombrées de nombreux inconnus, sa vigilance va être mise à rude épreuve, tout comme son autorité. Il arpente les rues et a déjà fort à faire avec une bande de garnements qui fait les 400 coups…

Samuel (joué par Aly), est justement un de ces gosses des rues qui est à la tête d’une petite bande d’orphelins qui mendient, chapardent ou survivent de petits boulots que veulent bien leur confier les artisans du bourg par pitié ou compassion. Justement, l’arrivée de voyageurs à l’auberge du Frison Repu est l’occasion de porter quelques bagages dans les chambres à l’étage, en profiter pour chaparder quelques objets de valeur faciles à revendre et de profiter de la générosité (un repas chaud, ça ne se refuse pas !) de Garrett et Perrin Proudfoot les deux frères hobbits qui tiennent l’auberge très réputée pour sa bonne chère et son confort. Elle affiche complet en réservations.

Bruce Naismith (joué par Pierre), quant à lui, compte sur la foire pour continuer à asseoir sa réputation. Héros du village depuis qu’il a sauvé de la noyade un des gamins de la bande de Samuel, il bombe le torse et profite de sa petite renommée pour glaner un peu d’argent sur des petits boulots. Il aide le Maître Corporatiste des Guildes à effectuer le tracé des échoppes à la craie. Il aimerait se sortir de sa condition médiocre et sent l’appel de l’aventure depuis son acte héroïque. La fortune et la gloire sont à portée de sa main, il le sent ! Et le retour du fils du seigneur est une opportunité à saisir, il en est convaincu.

En dehors du Bourg, Rogal Dorn (joué par Pat), attend avec impatience le début des festivités. Il sait d’expérience que c’est l’occasion de se faire de l’argent grâce à de la contrebande. Proche du jeune Samuel qu’il emploie comme petite main il se tient prêt à toute opportunité.

Lors de cette première journée, les aventuriers arpentent donc les rues de Castel Bofolmons et remplissent quelques tâches. Tous se connaissent à divers degrés et sont tous natifs de la ville ou habitants de longue date. C’est leur foyer et leur lieu de vie.
Un événement notable finit néanmoins par attirer leur attention sur la place du marché. L’irruption de Cirdann de Felrive, le tanneur peaussier, créé une certaine animation. Ce dernier est en effet très alarmé car son activité sur la foire est menacée par la pénurie de peaux qu’il attend depuis plusieurs jours de la part de Flynn Aros, le trappeur qui vit en lisière de forêt à quelques lieux du bourg. Il n’a pas reparu depuis une bonne semaine, lorsqu’il avait rendu visite à ses amis dans le bourg pour un bon repas.

Un groupe, mené par Victor le jeune seigneur, se forme pour partir s’enquérir de ce qu’il se passe et où se trouve le trappeur. Victor est excité par cette opportunité de sortir du Bourg et utiliser ses talents de meneur.

La cabane du trappeur, située à quelques lieux en bordure du Bois Fleuri (le nom local de la petite portion de la grande forêt de RôdeBois) et au bord du fleuve est bientôt rejointe par l’équipée. Pas de traces de vie et en enquêtant sur place, les quelques peaux sur place qui sèchent laissent deviner une situation anormale : mal nettoyées, elles pourrissent sur place depuis plusieurs jours. Aucune trace d’activité ou de vie n’est apparente. Il règne un silence étrange et anormal, voire inquiétant, seulement dérangé par le murmure de la rivière. Explorant la cabane, ils trouvent des traces de sang frais puis le cadavre d’un renard déchiqueté et enfin une silhouette dénudée prostrée dans un coin, sale, ensanglantée, couvertes d’échymoses et de griffures. Très fiévreux, affaibli et hagard il ne semble se souvenir de rien. Les aventuriers décident d’appeler des renforts et de faire venir le Père Marius, le prêtre du Bourg ainsi qu’une cariole pour le transporter et le ramener au Bourg. Le Père Marius, une fois sur place, lui prodigue des premiers soins mais qui ne semblent pas efficaces sur sa fièvre. Le cadavre de renard, déchiqueté, voire dévoré inquiète le groupe et leur fait penser à certaines légendes… Cela ne ressemble pas à l’acte d’un chasseur… Décision est prise de requérir l’assistance de Milo Osborne, le hobbit herboriste qui vit dans les collines proches du Bourg.
Chargeant le corps fiévreux du trappeur dans la charrette à boeufs, ils prennent leurs précautions et l’entravent, craignant un accès de violence due à la fière. C’est à la nuit tombée qu’ils arrivent au milieu des pépinières de l’herboriste. Mais ce dernier est impuissant et ne connaissant pas le mal, ne peut que préparer une décoction contre la fièvre, sans certitude quant à son efficacité. C’est à ce moment que Flynn Aros se réveille, hurle et tape violemment dans la charette, tentant de défaire ses liens. Le petit groupe tente de le maintenir mais sa force est décuplée et ils constatent avec effroi qu’il est en pleine métamorphose. Leurs craintes étaient fondées et les légendes d’hommes-bêtes semblent se confirmer. Ils parviennent à l’assommer et à le ligoter avec des cordes fournies par l’herboriste.
Revenus au chateau, ils enferment le trappeur dans une cellule et veillent à ce que le secret soit bien gardé. Avec la foire annuelle qui commence dans quelques jours, cet incident est une très mauvaise nouvelle. La nuit est terrible pour le pauvre Flynn qui se transforme effectivement en loup garou dans sa cellule. Le père Marius est impuissant et il prend la décision de requérir l’aide du Monastère voisin. Il enverra un de ses acolytes, le jeune Athelstan, mander de l’aide auprès du Père Cadfaël.

Au petit matin, alors qu’une nouvelle expédition se prépare, le tocsin retentit dans le bourg. Un corps vient d’être découvert. Sur place, le corps d’un artisan du bourg gît dans son sang, la gorge déchiquetée… Les quelques villageois présents sont apeurés et des rumeurs ne vont pas tarder à courir dans le Bourg. Il va falloir agir vite… »

 

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Essentials Kit D&D

J’ai reçu ce WE la nouvelle boite d’initiation D&D. Je la trouve bien mieux que la précédente (que j’avais finalement revendue). 17 usd sur amazon… impossible de trouver meilleur rapport qualité prix. Avec le port, je pense que j’en ai eu pour à peine 25 EUR. Set de dés complet et généreux (4d6 et 2d20 plus les autres dés), écran, carte couleur, cartes de personnages, d’états et d’objets, livret de règles synthétique, scénario complet… Il y a tout ce qu’il faut pour commencer à jouer.
Le livret de règles est bien foutu car il ne conserve que l’essentiel par rapport au Livre des Joueurs, beaucoup plus complet et dense (et fouillis). Prévu pour faire évoluer les personnages du niveau 1 à 6, les joueurs peuvent choisir entre les 4 classes habituelles (guerrier, magicien, clerc et voleur) avec en plus l’introduction du barde. A la différence de la boite précédente, il n’y pas de personnages pré-tirés et les joueurs devront créer leur propre personnage. Chaque classe dispose d’un choix de deux archétypes pour personnaliser son personnage. On retrouve les 5 backgrounds associés aux classes (acolyte, criminel, entertainer, sage et soldat) et une sélection de sorts pour clercs et mages.

Innovation notable, la boîte est conçue pour être accessible à un meneur de jeu et un seul joueur, ce qui le rend bien plus accessible sans avoir besoin d’avoir plus de joueurs (le temps de monter un groupe avec ses amis !) et le personnage du joueur pourra être accompagné d’un compagnon (un « sidekick ») pour l’épauler (grosso modo un personnage simplifié de type guerrier, un voleur, un soigneur ou un mage). Un joueur solo disposera donc de 2 personnages à diriger (ou plus) pour mener à bien sa mission.

Je n’ai pas encore parcouru le scénario mais il me semble bien foutu, assez dense pour de nombreuses heures de jeu, avec un dragon à la fin et situé dans les Royaumes Oubliés.

Bref; parfait pour initier des nouveaux joueurs, notamment des ados. Dommage, il n’est dispo qu’en anglais pour l’instant et l’éditeur français n’a pas encore prévu de le traduire pour l’instant  Espérons que ce sera vite corrigé… Ce pourrait être un parfait cadeau d’anniversaire pour des ados, mais l’anglais risque d’être un rebutoir majeur pour beaucoup… Je sais qu’il y a 35 ans nous avons tous appris l’anglais grâce à D&D mais je crains que les ados d’aujourd’hui n’aient plus la motivation nécessaire pour la plupart… 

Allez Black Book, une VF ! 71272607_2445308202421072_6090665720566251520_n.jpg

Outil pour MJ ou wargamer

Nous avons joué la semaine dernière la 4e session de wargame Squad Leader jouée avec Guy sur Vassal. A raison d’un tour de jeu par session, nous sommes arrivés au tour 4 du scénario 3 de Stalingrad, où mes russes sont toujours en aussi mauvaise position malgré quelques actes héroïques de mes troupes. L’étau se resserre implacablement et mes troupes deviennent quasiment encerclées. J’ai pu mettre hors d’état de nuire 2 de ses 5 StugIII mais cela ne suffira sans doute pas à endiguer ses attaques (il détient toujours ses troupes d’assaut équipées de lance-flammes à l’efficacité redoutable).

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l’étau se resserre, le rouleau compresseur aurait dû être russe, il est allemand !

Mais ce n’est pas le sujet de mon post du jour pour une fois. Lors de nos discussions, Guy m’a fait part d’un outil qu’il utilise pour écrire des scénarios historiques pour le jeu de figurines 2e GM Blitzkrieg.

Guy écrit un gros scénario basé sur Carentan et effectue un travail d’historien en faisant des recherches détaillées sur l’ordre de bataille impliqué côté allemand et américain et en utilisant des cartes de terrain d’époque. Plus précisément des photos aériennes.  Ayant piqué mon intérêt au vif, il me montra alors le site qu’il utilise et qui est absolument extraordinaire. J’avais déjà moi-même effectué des recherches sur Google Maps ou plus récemment Geoportail pour avoir des vues aériennes de lieux intéressants mais là, nous sommes face à un super outil :

Il s’agit d’un site officiel de prises de vues aériennes sur toute la France, réalisées entre les années 40 et nos jours, accessibles gratuitement et en très haute définition. J’ai été assez surpris de pouvoir constater le nombre impressionnant de prises de vues réalisées à plusieurs époques, permettant de constater l’évolution de l’urbanisation ou bien de retrouver des lieux disparus… Plus vous zoomez sur la carte, et plus vous accédez à des photos, avec un filtre par décennies.

http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/photos-aeriennes-anciennes-de-lign-via-openeventda_87467#6/45.182/9.163

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Voici par exemple une vue des années 90 dans la région parisienne où je vis (et où j’ai retrouvé un batîment détruit depuis) où l’on voit même un avion passer 😀

Les photos étant en très haute résolution, il est possible de sauvegarder ces dernières puis de zoomer et jouer sur le contraste pour améliorer la qualité.

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Et ici par exemple une prise de vue de Paris en Août 1945 où l’on reconnait les anciennes Halles de Paris. La qualité varie selon les époques et bien entendu, plus elles sont contemporaines, meilleure est la qualité et la finesse des détails (j’ai vu tout de même une vue aérienne parisienne de 1920, de piètre qualité, mais tout de même !).

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Bref, que vous soyiez Wargameur ou Meneur de Jeu de Rôle, voici un outil incontournable pour faire des recherches cartographiques ou concevoir des aides de jeu.

Bonne balade dans le passé !!

VHS : Vélos, Héros & Sandwichs

Je reviens donc à l’occasion de ce post vous reparler de ma dernière création JDR. Comme évoqué dans un précédent post sur les projets de rentrée, j’ai travaillé sur The Mystery Project.

Le voici.

Avec la série Stranger Things et des JDR comme Tales of the Loop ou Kids on Bikes, il y  a une tendance actuelle aux JDRs visant à revivre les années 80, tout particulièrement suite au succès de la série Stranger Things, ce qui offre un potentiel de jeu sympa frais et orienté déconne avec ambiance une potache mystère et boule de gomme. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet est raccord avec ce blog, très inspiré par la nostalgie des jeux des 80s. Il y avait pourtant eu des précédents avant la série, notamment avec le film Super 8 qui, si l’on regarde bien a une trame assez proche de Stranger Things mais c’est certainement l’ajout de références à D&D qui a amené à créer du JDR s’inspirant de cette série.

Le jeu parfait devrait être D&D Stranger Things, mais de ce que j’en ai vu, c’est un pur produit marketing sous licence (en fait c’est du D&D Classic qui n’a rien à voir avec du jeu contemporain, si on s’attend à y trouver de l’univers 80s c’est raté, le contenu correspond plutôt à  l’aventure D&D jouée par les enfants) Bref raté et aucun intérêt.

J’ai donc un peu regardé ce qui existait par ailleurs et il y a des options sympas :
Nous avons donc plusieurs autres jeux sur la thématique : Tales from the Loop, Kids on Bikes, Dark Places & Demogorgons, Trucs Trop Bizarres et Monster Hunters Club. Ce dernier serait normalement certainement mon choix puisqu’il s’agit d’un setting Savage Worlds mais l’auteur tarde à sortir le jeu… Tant pis. Dark Places & Demogorgons est a priori un système D20 type D&D5 mais je n’ai pas vu dans le détail, ce n’est pas mon système favori en tout cas. Tales from the Loop est le plus réputé mais je me projette mal dans son setting en tant que MJ (j’y jouerai avec plaisir par contre et le système de jeu est sympa et bien pensé). Kids on Bikes est pas mal du tout mais le système est un peu brouillon. Il y a quelques bonnes idées.  Trucs Trop Bizarres est un jeu français gratuit qui est vraiment intéressant et doté d’un très bon contenu très inspirant, et sans doute le plus proche de ce que je recherche. L’idéal serait un mix de Tales, Kids on Bikes et Trucs trop Bizarres, façon Savage Worlds. Et bien yakafokon ! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même alors j’ai retroussé mes manches et laissé libre cours à mes envies, ma créativité et ma vision personnelle.

Voici donc mon système, dans ses grandes lignes, que j’appelle VHS (pour Vélos, Héros et Sandwichs). Il s’agit d’une version hyper allégée de Savage Worlds mixée avec du Kids on Bikes. Je n’ai rien inventé, je me suis appuyé sur de l’existant en faisant quelque chose de synthétique et simplifié au maximum, c’est toujours plus simple, en reprenant ce qui me semble de bonnes idées ou concepts à droite à gauche.

VHS Cover

Brouillon actuel de couverture, empruntant à une série TV bien connue 😉

L’idée dominante est d’avoir un système de jeu le plus léger possible.

Le personnage a 6 Attributs (Cervelle, Muscle, Esquive, Coeur, Caractère et Sens) notés de 1D4 à 1 D12 (1D8 étant le score médian). Le joueur répartit les 5 dés (D4, D6, D8, D10 et D12) parmi 5 des 6 Attributs (Sens reste à D8 par défaut et ne peut être altéré que par le handicap) et il peut éventuellement transférer des points (par exemple 1D8, descendu à 1D6 peut permettre de monter un autre Attribut d’un niveau de dé). Il n’y a pas de compétences, qui  sont remplacées par des cartes de Forces et Faiblesses (deux ou trois de chaque au choix du joueur parmi 50 en tout, qui donnent des bonus et malus et aident à définir le background du joueur).

Le background et les relations dans le groupe sont ensuite définies à l’aide de questions auxquelles le joueur doit répondre librement selon ses envies et inspirations. Les joueurs contribuent ainsi à la construction du setting, du groupe et de leur personnage. Le MJ pourra ainsi piocher dans ces éléments pour mieux construire son univers.

Toutes les actions sont résolues par un jet d’Attribut correspondant le mieux à l’action souhaitée, contre une Difficulté type de 4 (oui, comme dans Savage Worlds).  Des Bonus ou Malus de situation ou de Forces & Faiblesses peuvent venir altérer ce jet (les bonus ne peuvent être que de +1 ou +2, un bonus de +3 signifiant statistiquement une réussite automatique, tandis que les malus iront de -1 à -3 au pire). Les dés sont explosifs (le score le plus haut du dé est relancé et s’additionne) et permettent de qualifier la qualité de réussite du jet. Pour les combats et tirs, il s’agit de jets d’opposition (Muscle ou Esquive contre Esquive). Les armes font des dégâts (D4 à D12 selon la puissance) comparés au Score de Muscle (qui fait office de Résistance). Chaque palier de 4 points de dégâts provoque une blessure, de bénigne à grave, qui donne des malus aux jets de dés suivants. Il s’agit donc de mécanismes simples issus de Savage Worlds. Le système est réduit au minimum pour favoriser la jouabilité et le storytelling.

La seule chose que je n’ai pas encore vraiment développé est comment faire progresser les personnages. Le système est très allégé donc il n’y a pas de compétences à augmenter. Néanmoins, la liste de Forces et Faiblesses pourra être enrichie par la suite, notamment pour les Forces qui d’une certaine façon remplacent les Compétences. Le jeu est destiné à ne couvrir qu’une période de vie des persos assez courte et on ne peut que difficilement simuler une progression. Je pense que les personnages progresseront simplement soit en âge (en changeant de tranche d’âge de gamin à ado puis à jeune adulte, ce qui modifie légèrement certains attributs) et gagneront quelques cartes de Forces (de nouvelles ou une progression donnant un bonus supplémentaire). Bien entendu, on retrouve les tokens, les bennies de Savage Worlds, qui servent de points d’héroïsme pour rattraper les échecs.

Ayant trouvé un générateur online de cartes Magic, je m’en suis servi pour faire mon set de cartes de Forces & Faiblesses (50 cartes à parts égales) qui font la richesse du jeu, facile et rapide à créer.


Mais en bossant sur la couv’ de mon jeu imaginaire, VHS (car j’aime jouer avec Photoshop), j’ai finalement opté pour un choix plus personnel. J’ai donc refait tout le graphisme en me basant sur le look des anciennes cartouches de jeu Atari 2600. On retrouve ainsi le look retro-gaming des années 80 et ça a de la gueule (enfin, je trouve).

Je dispose désormais de 50 cartes de Forces & Faiblesses (moitié – moitié), une feuille de personnage, et un livret de règles allégé prêts pour jouer.

J’attends désormais avec impatience de tester tout ça avec des scénarios écrits pour l’occasion. J’ai déjà 4 mini-scénarios sous le coude et je pense rapidement arriver à 5, pour des parties courtes de une, voire deux sessions.

Mondial Relay

Je profite de l’abonnement de deux comptes Mondial Relay qui semblent subitement intéressés par mon blog (la magie des mots clés je suppose ahah) pour exprimer mon mécontentement : le jeu Paths of Glory (relativement difficile à trouver) que j’avais acheté sur leboncoin.fr le 20 juin dernier a finalement été perdu. Le livreur s’étant présenté le jour de fermeture du point relais, le colis n’a pu être remis (bien que les jours et horaires d’ouverture soient connus de ce dernier, le livreur étant toujours le même d’après le  point relais). A partir de là, le colis disparaît de la circulation…  Deux mois plus tard, après maintes réclamations, j’apprends que le colis est réexpédié chez l’envoyeur (alors que j’étais disposé à le réceptionner, mais bon j’imagine que c’est une procédure interne chez eux)… Sauf que le vendeur ne recevra finalement rien, le colis étant déclaré « en avarie » et donc définitivement perdu… Super… C’est bien la peine d’avoir des numéros de suivi et du code-barre…
Au-delà du fait que j’ai dû attendre plus de 2 mois pour avoir une réponse, c’est finalement l’expéditeur qui est remboursé du montant de l’assurance (ne couvrant malheureusement que la moitié de la valeur du jeu + frais d’expédition). Il a fallu en plus que je demande au vendeur du jeu le remboursement de l’assurance ! Chance, celui-ci était honnête et m’a remboursé, sinon ce dernier aurait touché le prix de vente + expédition et l’assurance et moi… nada. Etant utilisateur régulier du service Mondial Relay, j’aurais pu espérer un geste commercial ou un dédommagement en tant que destinataire. Chers nouveaux abonnés, à bon entendeur (référence colis 92870409)…

 

 

POLAND Defiant, 1er septembre 1939/2019

Aujourd’hui 1er septembre, nous « fêtons » le 80ème anniversaire du début de la 2ème guerre mondiale. Le 1er septembre 1939, les Allemands envahissaient la Pologne et le  cuirassé Schleswig-Holstein en mouillage à Dantzig ouvrait le feu sur la forteresse de Westerplatte. La garnison résista courageusement pendant une semaine avant de se rendre à l’ennemi, les blessés risquant la gangrène faute de soins.

Acquis peu avant l’été, le wargame Poland Defiant de Revolution Games constitue une bonne occasion de rendre hommage à l’armée polonaise puisque ce wargame retrace les événements des 10 premiers jours de la Blitzkrieg.

J’ai traduit l’intégralité des règles cet été et mis celles-ci à disposition sur les sites Ludistratège.fr et BoardgameGeeks.com, avec l’accord de l’éditeur. Le jeu étant désormais disponible en module VASSAL, je vais pouvoir faire une partie de ce jeu contre un adversaire franco-polonais vivant à Lublin en Pologne. J’ai installé le wargame dans ma table de jeu, ce qui me permettra de pousser le pion tout de même.

Au passage je recommande les deux films Westerplatte que l’on trouve en ligne, notamment sur Youtube et qui permettent d’en savoir plus sur cette bataille.

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Leaves from the Last Home

Avec l’abandon du projet Dragonlance, je peux désormais remiser pas mal de choses que j’avais entrepris pour cette campagne, dont surtout cette construction. C’est l’occasion pour moi de la révéler car je m’étais bien amusé à la construire en vue du début de campagne.
Je vous présente l’auberge de Dragonlance, « The Inn from the Last Home » !

Entièrement réalisée en MDF, bois et grillage ainsi que touillettes à café, seul le toit est une impression couleur. Coût de revient : une poignée d’euros et surtout un peu de temps passé à coller les lattes du plancher. Je dispose évidemment du mobilier de taverne qui n’est pas installé sur la photo.

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