La 8th Air Force recrute

Après avoir effectué une mission sur un forum, fait quelques parties, j’ai décidé de créer un petit groupe Facebook dédié aux joueurs désireux de faire une campagne de B-17 Queen of the Skies. Alors,

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L’objectif est simple : bien que ce jeu soit en Solitaire, il vise à simuler les missions d’escadrons de bombardiers B17 pendant la seconde guerre mondiale. Chaque escadron étant composé de plusieurs appareils; chaque bombardier est confronté aux mêmes difficultés. Mieux, le jeu prévoit l’emplacement de l’appareil dans l’escadron, on peut donc considérer qu’un escadron est composé de plusieurs joueurs solitaires 😀

Comme j’ai pu le voir sur le forum anglo-saxon auquel je participe, un « maître de jeu » s’improvise donc officier de l’Air Force et définit chaque mission. Les emplacements les plus difficiles dans l’escadron étant échus aux joueurs les plus expérimentés. A chaque joueur de mener sa mission, puis de rédiger son rapport.

En effectuant quelques recherches sur la composition des escadrons, appelés Combat Box, j’ai constaté qu’une combat box de B-17 est composée de 6 ou 12 appareils dans la plupart des cas. Il suffit de rassembler 6 joueurs pour composer un escadron et lancer une mission commune.

Les règles pour participer sont simples :

  1. Il faut avoir le jeu B-17 Queen of the Skies. Pas de panique, ce jeu est un ancêtre datant de 1981, il n’est plus édité, mais on trouve l’intégralité de son contenu sur le site BoardGameGeek.com. J’ai préparé un package contenant les règles, pions et aides de jeu nécessaires que je fournirai aux recrues par email.
  2. Il faut avoir lu les règles (en anglais), les connaître, et avoir mené 2-3 missions en solo pour se familiariser avec le jeu et être certain qu’on accroche.
  3. Nous constituons une première escadre de 6 bombardiers. Il y a donc 5 places à pourvoir.
  4. La campagne consiste à mener 25 missions. Nous allons jouer une mission tous les 15 jours (cela peut varier à 3 ou 4 semaines selon les périodes, notamment de congés) mais l’idée est d’avoir une périodicité de jeu régulière. Le joueur s’engage donc à mener ces 25 missions (grosso modo 1 année de jeu à raison d’une partie bi-hebdomadaire).
  5. Chaque joueur est libre de s’organiser pour mener sa partie quand bon lui semble dans l’intervalle de temps imparti de 2 semaines. Seul le rapport doit être rendu à la date limite ou avant bien entendu.
  6. Tout le sel de ce jeu est de mener sa mission et de REDIGER un rapport post-mission. Le degré de détail est à la discrétion du joueur, mais plus le rapport est narratif et plus il est intéressant à lire pour les autres joueurs (cf plus bas « Comment rédiger son rapport de mission »).
  7. Chaque appareil B-17 doit être doté d’un visuel (playmate ou n’importe quoi mais à condition d’être connoté années 40), d’un nom et de 10 membres d’équipage nommés individuellement. Faites-vous plaisir ! Deux templates vierges sont même fournis pour s’amuser graphiquement.
  8. Les absents sont punis : un appareil qui ne prend pas part à une mission prévue ou qui ne rend pas son rapport à la date limite est considéré comme Missing in Action (détruit, écrasé, abattu…). Le joueur pourra continuer la campagne s’il le souhaite, mais avec un nouvel appareil et équipage. Seuls les appareils ou équipages cloués au sol pour réparation suite à une mission précédente, ou demande de permission avant le décollage seront excusés. C’est dur, mais c’est la guerre et l’on veut des gens motivés. Si vous voulez juste essayer le jeu, faites le en solo, pas besoin de rejoindre le groupe pour ça.
  9. La campagne est menée d’après les règles de base : pas de règles optionnelles ou additionnelles ne seront utilisées contrairement à certains groupes existants sur certains forums. Nous conservons ici l’essence du jeu originel pour le rendre accessible à tous. Cela pourra évoluer mais pas pour la première campagne.
  10. Le Chef de mission consolide tous les rapports et calcule le succès de la mission et décompte les pertes éventuelles, attribue les médailles etc.
  11. L’objectif est de s’amuser, vivre des missions passionnantes et les partager avec les autres membres du groupe, jusqu’au bout des 25 missions. Enfin, n’oublions pas que ce jeu est basé sur des faits historiques, alors rendons un hommage à ces hommes courageux qui ont mené ces missions au péril de leur vie.

Allez chercher vos paquetages, peindre et baptiser la carlingue de votre B-17 flambant neuf et RDV à la Mission Room lors de votre première convocation. Vous serez informés lorsque la première escadre sera constituée.

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COMMENT REDIGER SON RAPPORT DE MISSION :

Cela demande un peu d’organisation. Une fois que vous aurez mené quelques missions d’entrainement en solitaire, vous verrez que le jeu s’articule toujours de la même façon. Le B-17 traverse une succession de zones, aller et retour, pendant laquelle se déroulent quelques événements : combats aériens, DCA, larguage de bombes et conséquences des dégâts occasionnés à l’appareil et équipage.

Le chef de mission vous attribue certaines informations identiques pour toute l’escadrille: Référence de l’appareil, Cible, position dans la formation, position de l’escadron, Qualité de l’escorte pour chaque zone, et météo au décollage, sur cible et au retour à la base.

Chaque rapport de mission doit donc comporter toutes les informations suivantes:
Nom de l’appareil et référence :
Escadron :
Pilote :
Mission :
Composition de l’équipage (10 hommes) : chacun avec 2 nombres (missions / kills) et les initiales des médailles obtenues (exemples : PH pour Purple Heart).
Appareils ennemis rencontrés: 
    Type – Nombre – Tué/endommagé – chassés par les Little Friends

Bomb Run : On ou Off Target, % de succès
Dommages encaissés par le B-17
Blessures / pertes de l’équipage
Atterrissage : conséquences
Déclaration du tableau de chasse sur mission par membre d’équipage :
Rapport de mission :

Le rapport de mission est rédigé ensuite par le joueur en décrivant ce qu’il s’est passé zone par zone. Le degré de détail est à la discrétion du joueur, l’intérêt étant d’avoir quelque chose de plaisant à lire pour tous.

Voilà, pour rejoindre le groupe ça se passe sur Facebook, sur la page B-17, Reine des Cieux, 72nd Squadron.

 

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B17, Mission 5 : Méaulte

Nous voici déjà arrivés à la 5e mission du Durham Belle. C’est la dernière du niveau « Green », celle des bleus et nous sommes impatients d’être désormais considérés comme un équipage expérimenté. Nous avons la chance de voir notre escadron se faire assigner une nouvelle cible, cette fois une usine de production d’avions en France, à Méaulte, au Nord-Est d’Amiens.
Notre vol de sortie au-dessus de la Manche se déroule sans encombres, toujours accompagnés de la présence rassurante de nos « Little Friends », notre escorte de chasseurs P-51. C’est en arrivant sur zone que les choses se sont gâtées. Nous essuyons pas moins de 3 vagues d’attaques successives de chasseurs allemands sur notre phase d’approche. La première vague, composée de 3 Messerschmidt 109 est allégée à 1 seul chasseur grâce à notre escorte qui distrait deux des chasseurs et celui-ci ne parvient pas à nous toucher lors de son passage. Sur la seconde vague, c’est un autre chasseur que personne ne voit arriver qui fond sur nous en plongée verticale. Seule la tourelle supérieure tente de l’intercepter mais sans succès. L’appareil effectue sa passe dans un déluge de feu et nous entendons notre carlingue se faire cribler de balles, chacun rentrant sa tête dans les épaules… Le nez, le compartiment pilote, la baie des bombes, la salle radio, la taille et la queue de l’appareil sont transpercés de partout. Fort heureusement pour nous, notre ange la Belle de Durham a veillé sur nous et et la queue a subi un dommage léger. Le reste n’est que dommages superficiels sous forme de trous, les balles n’ayant touché aucune zone vitale du B-17 par une chance extraordinaire. Néanmoins, le Navigateur ne tarde pas à se plaindre du froid et nous comprenons que son système de chauffage ne fonctionne plus. Il s’expose ainsi aux gelures et je devrai bientôt prendre une décision : quitter la formation et descendre à 10,000 pieds pour éviter le froid de l’altitude ou même annuler la mission et faire demi-tour. Pour l’heure, nous sommes en plein feu ennemi et l’appareil ennemi, enhardi par son succès se prépare à une seconde passe. Nous faisons feu de toutes parts, la tourelle supérieure, la tourelle ventrale et la mitrailleuse de flanc droit tentent de l’intercepter. C’est Phil qui fait mouche et l’endommage sérieusement, ce qui l’empêche de correctement s’aligner et rate son tir. L’appareil perd rapidement de l’altitude dans un panache de fumée et rompt son attaque contre notre escadre. Mais nous ne sommes pas sortis d’affaire, le ciel est envahi d’appareils ennemis et c’est une 3e vague qui vient s’en prendre à nous. 3 nouveaux Messerschmidts 109 foncent sur nous mais les P-51 parviennent à en distraire deux. Le dernier commet une imprudence de novice et Oliver le Navigateur parvient à le descendre du premier coup ! Nous avons enfin un appareil ennemi à notre actif.

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Forts de ce succès, l’attaque ennemie se tarit et nous survolons enfin notre cible, par temps clair. Nous sommes malheureusement assez visibles dans le ciel et la Flak allemande ne tarde pas à nous arroser. Nous parvenons à traverser 3 éclats de DCA sans encombres et John lâche ses bombes sur l’usine aéronautique. Un tiers de nos bombes atteignent leur cible ce qui est un résultat satisfaisant de 30%. Nous décrochons ensuite pour faire demi-tour mais découvrons avec horreur que nous ne sommes pas sortis du four… Je décide de rester à l’altitude de 20,000 pieds avec la formation et Oliver commence à souffrir du froid. Je n’ai guère le choix car ce sont 3 vagues d’attaque qui arrivent désormais sur nous et sortir du « troupeau » nous condamnerait sans aucun doute à de nombreuses morsures potentiellement mortelles des loups nazis qui nous harcèlent. Nous voyons 3 chasseurs foncer sur nous, deux 109 accompagnés cette fois d’un Messerschmidt 110. Nos P-51 ont fort à faire ailleurs et seul un 109 s’éloigne de nous, nous laissant aux prises avec les deux autres appareils. Nos mitrailleuses font feu de toutes parts, mais une seule touche. Frank dans sa tourelle supérieure parvient à endommager légèrement le 109. Le 110 passe à côté de nous dans un vrombissement sans parvenir à nous atteindre. Le 109 parvient à nous aligner malgré ses dégâts superficiels et rend notre aileron droit inopérable. Fort heureusement, l’appareil reste largement manoeuvrable. Le 109 retente une passe, nos feux le manquent mais heureusement lui également et il décide de rompre le combat. La seconde vague, composée d’un 110 et 109 est couverte par notre escorte et la 3e vague disparait dans les nuages sans nous attaquer.

Nous atteignons enfin la Manche et n’ayant aucun appareil ennemi à l’horizon, je décide malgré tout de traverser la zone dans la sécurité de l’escadre, préférant risquer les engelures de mon Navigateur à isoler notre appareil du reste de l’escadre.Oliver est résistant et souffre en silence, tentant de se réchauffer comme il peut. En arrivant sur les côtes anglaises, je descends cette fois à 10,000 pieds  en quittant la formation, rassuré de survoler enfin le pays. Si Oliver ne se réchauffe pas pour autant, il ne risque plus d’engelures cette fois.

Nous atterrissons enfin à la base de la 8th Air Force et partons célébrer notre premier nazi abattu au mess des officiers. Oliver a besoin d’une grosse rasade scotch pour se réchauffer et nous avons en outre beaucoup de choses à fêter ! Nous ne sommes plus Green et nous avons abattu un appareil que nous allons pouvoir peindre sur la carlingue en plus de notre 5e bombe !

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B-17, Mission 4 : Amiens

Mission 4 du Durham Belle. La briefing room nous assigne ce jour une mission de bombardement en France à Amiens. L’objectif est cette fois d’endommager une gare de triage des chemins de fer, utilisés par les allemands. Après avoir quitté sans encombres les côtes anglaises; nous bénéficions d’une formation dense et serrée qui protège notre appareil des incursions ennemies. 3 chasseurs FockeWulfe 190 tentent de briser notre résistance mais notre garde rapprochée des P51 d’escorte parviennent sans mal à les faire fuir. L’exercice se répète à l’approche d’Amiens avec deux ME110 qui s’avèrent insuffisants pour percer la défense de notre escorte. Un froid intense et inhabituel enveloppe notre appareil et deux mitrailleuses s’enrayent à cause du gel. Ce sont les deux mitrailleuses d’extrémités (nez et queue) qui sont pour l’instant inutilisables… Nous prions pour qu’aucune vague de chasseurs ne vienne de nouveau nous menacer… Pour l’heure, le temps est clair au-dessus de la cible et une DCA allemande tente de pénétrer notre formation, mais fort heureusement, aucun tir ne fait mouche sur notre appareil. John, lâche sa cargaison de bombes mais je suppose qu’il est déconcentré par sa mitrailleuse enrayée et nous sommes hors-cible. Toutes nos bombes s’écrasent à l’extérieur de la gare de triage, occasionnant sans aucun doute de nombreux dommages collatéraux parmi les civils français… Nous faisons demi-tour vers l’Angleterre et mettons à profit cette accalmie pour tenter de désenrayer les mitrailleuses. John s’énerve sur sa mitrailleuse et casse finalement une des pièces, la rendant inutilisable. Fred ne parvient pas quant à lui à désenrayer sa mitrailleuse mais fort heureusement pour nous, le vol de retour est calme et sans danger. Nous atterrissons à Bassingbourne, navrés d’avoir mené une campagne inefficace, mais remercions chaleureusement nos Little Friends des P-51 en leur payant une tournée bien méritée.

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B-17, Mission 3 : St Omer

Le Durham Belle est missionné pour sa 3e mission sur l’objectif le plus proche des côtes anglaises : l’aérodrome de St Omer d’où décolle la chasse allemande qui harcèle la RAF au-dessus de la Manche et nos escadres de la 8th Air Force. Aguerri par nos deux précédentes missions, mon équipage rêve toujours d’en découdre réellement avec l’ennemi en lâchant ses « oeufs » sur la cible avec succès. Force est de constater que la chance n’a pas été au rendez-vous jusqu’ici. Les hommes tentent de conjurer le sort par superstition en dessinant des graffitis obscènes sur nos bombes et les ont même arrosées de bière. Soulagés d’avoir un objectif proches, les membres d’équipage embarquent avec confiance en parlant d’aller-retour aussi rapide qu’un pilote bourré aux toilettes… Nous verrons…

La formation quitte rapidement les côtes anglaises pour arriver en vue des côtes françaises. Deux chasseurs ennemis, des Me110 et 109 tentent de nous approcher mais nos copains de la USAF les font fuir rapidement. Nous sommes surpris d’avoir une si faible résistance et même la DCA est légère en arrivant sur cible. Une explosion touche néanmoins la queue de notre appareil et Fred gémit dans l’intercom en hurlant qu’il est touché. Fort heureusement, ce n’est une fois de plus que de la casse légère et une égratignure. Il reste  à son poste courageusement et serre les dents. L’équipage se concentre sur sa tâche et pense au mauvais sort qui semble s’acharner sur notre appareil. Nous mettons la pression sur John le bombardier pour qu’il ne rate pas sa cible et celui-ci effectue de nombreux réglages sur son appareil de visée.

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Le temps est clair, l’aérodrome apparait dans le viseur Norden et John presse le bouton de larguage. Dans un sifflement inaudible, les 1,5 tonnes de bombes filent vers la cible et les nuages cotonneux qui apparaissent silencieusement 20,000 pieds plus bas confirment le succès de la mission : En plein dans le mille ! Cette fois, c’est un succès à 94% et l’aérodrome allemand subit des dommages considérables. Au retour, 5 Messerschmidt 109, sans doute de retour de mission, tentent de nous punir d’avoir détruit leur aérodrome… 3 sont repoussés par notre escorte mais un nous plonge dessus et un autre nous prend en chasse. Celui en plongée passe sans parvenir à nous toucher et s’éloigne mais celui de queue est touché sérieusement par le tir de tourelle lors de son passage d’attaque. Il repart en fumant mais parvient à nous décocher une bonne rafale qui effectue des impacts sur l’aile droite et le compartiment de pilotage, mais sans gravité. Nous parvenons ensuite à rejoindre la sécurité des côtes anglaises sans plus de menaces. L’équipage est heureux d’avoir enfin accompli sa mission et fêtera cette petite victoire dignement au mess ! Avant de repartir le lendemain sur un nouveau bomb run…

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B-17, Mission 2, Abbeville

Après un échec cuisant sur leur première mission, nos hommes repartent rapidement faire un nouveau Tour of Duty en France. La Mission Room leur assigne cette fois un bombardement sur un autre aérodrome en France, cette fois sur Abbeville.

Le départ en mission se fait toujours dans les meilleures conditions avec un beau temps et une escorte sur l’aller et retour. Au-dessus de la Manche un chasseur BF109 tente de s’approcher de notre escadre en visant notre appareil mais notre escorte l’évacue facilement. Abbeville étant en Normandie, nous ne tardons pas à arriver sur zone. Ce sont cette fois 3 FW190 qui nous menacent, les P51 parviennent à en distraire 2 mais un dernier arrive sur nous. Jay parvient à lui décocher une rafale qui l’endommage mais pas suffisamment pour l’empêcher d’effectuer un passage en nous mitraillant. Fort heureusement, 3 des impacts sont sans conséquences et le 4e endommage l’aileron gauche mais sans que celui-ci ne soit fragilisé. Le FW190 encouragé par son succès refait un second passage, est de nouveau touché et légèrement endommagé cette fois par la mitrailleuse de joue gauche tenue par Oliver le navigateur. Mais une nouvelle rafale endommage sans gravité le nez de l’appareil et parvient à toucher le circuit d’oxygène du B17. Un incendie se déclare nécessitant 2 extincteurs pour en venir à bout. Tout le circuit d’oxygène de l’équipage est HS et va rendre de nouveau la mission difficile et périlleuse, contraignant l’appareil à descendre sous peu sous 10,000 pieds. le FW190 tente une dernière passe et touche de nouveau le B17 mais les dégâts sont  superficiels. Il rompt enfin le combat.  Une seconde vague de 5 BF109 nous attaque mais l’opérateur radio parvient à endommager un des appareils qui nous rate. 3 autres sont chassés par les P51 et le dernier rompt le combat après nous avoir raté.

Notre appareil quitte la formation et descend désormais vers une altitude plus sûre pour respirer mais plus dangereuse en ce qui concerne la DCA. Par chance, celle-ci est légère au-dessus de l’objectif, et nous évitons les tirs avant de larguer notre cargaison de bombes. De nouveau off-target, nos bombes tombent au jugé dans la campagne d’Abbeville sans toucher notre objectif. 0% Success. Dépités, nous repartons rapidement sur la Manche, zigzaguant pour éviter de nouveaux tirs de DCA de basse altitude. Des chasseurs BF109 tentent de nous intercepter mais facilement repoussés par un P51 qui nous escorte jusqu’aux côtes anglaises. C’est avec soulagement que nous arrivons enfin en vue de la base et nous posons sans encombres, néanmoins avec le goût amer de l’échec répété sur nos deux premières missions.

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B-17 – Début de campagne, Mission 1

Après avoir peaufiné mon setup, terminé la mise en page de mon appli dédiée sous Powerpoint, reçu quelques chasseurs au 1/144 et amélioré mon B-17 en lui apposant des magnets aux endroits où se trouvent l’équipage à bord, je peux désormais bien visualiser en 3D l’appareil. L’équipage est représenté par des pions de 20mm sous lesquels j’ai mis de l’adhésif magnétique.

53796560_2305080866443807_2479853471772180480_oAprès avoir rapidement créé un appareil, le DURHAM BELLE, l’équipage composé de 10 hommes (Jack le pilote, Max le copilote, Oliver le navigateur, John le bombardier, Frank l’ingénieur, Pete l’opérateur radio, Phil le mitrailleur ventral, Tom et Jay les mitrailleurs de taille et Fred le mitrailleur de queue) est prêt pour sa première mission. La météo est bonne au départ de Londres et sur la cible. Une escorte de P51 nous accompagnera sur toute la mission. Nous avons été assignés à un bombardement sur un aérodrome près de Cherbourg.

Après avoir décollé, nous survolons Londres puis la Manche. Aucun bandit à l’horizon et nous arrivons rapidement en vue de Cherbourg. C’est alors que les nazis viennent tenter de nous intercepter. D’abord 5 Messerschmidt 109, dont 3 sont chassés par notre escorte. 2 parviennent à menacer notre appareil, dont 1 en plongée sur nous, nous rendant vulnérables. Les mitrailleuses font feu mais Fred est trop nerveux et arrose comme une brute sa cible pourtant facile. Sa mitrailleuse s’enraye. La mitrailleuse de tourelle parvient à bien endommager l’appareil ennemi qui tente malgré tout une passe. Fort heureusement, les deux appareils ratent leurs attaques et fuient. La seconde vague voit approcher deux ME-110 mais notre escorte parvient à les éloigner sans que nous soyions menacés.

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Arrivés sur l’objectif, nous sommes soumis à un feu assez intense de DCA. notre appareil subit 5 touches et les dégâts se répartissent sur l’aile gauche, la queue, le nez et le compartiment de pilotage. Les dégâts sont assez mineurs mais le système de chauffage du mitrailleur de queue, du bombardier et du navigateur sont endommagés, rendant le retour plus périlleux car nous devrons descendre sous 10,000 pieds pour éviter le gel. La mitrailleuse de nez droite est cassée et plus grave, notre copilote subit une blessure légère par un éclat qui perce la vitre.

Déstabilisés par ces dégâts lors de notre premier vol, nous sommes Off-target et le lâchage de bombes se fait au jugé ; résultat 0% de bombes sur cible. Allégés de notre cargaison nous faisons demi-tour. Ce sont alors deux nouvelles vagues de chasseurs qui nous attendent au-dessus de Cherbourg, des FW190 mais heureusement toutes deux repoussées par notre escorte. Le vol de retour, bien qu’effectué à basse altitude se fait heureusement sans encombres et nous parvenons à rejoindre la base.

L’équipage est très mécontent avec un échec sur cible, le copilote blessé légèrement et quelques dégâts mineurs. Il se porte volontaire pour repartir dès que possible sur une nouvelle mission.

Corsair Leader

Je suis faible et j’ai craqué… Un gars vendait son kickstarter sur Facebook d’un jeu en Solitaire qui correspondait bien à une envie que j’avais depuis un moment…  à savoir du jeu qui simule du conflit aérien dans le Pacifique. Comme beaucoup, j’ai grandi dans les années 70-80 à visionner le samedi après-midi les aventures des Têtes Brûlées de Papi Boyington. Ah, Les duels de Corsairs et les zéros japonais ! Bref, ça faisait un moment que je voyais beaucoup de retours positifs sur les jeux solitaires édités par DVG et après avoir été un moment tenté par les modules B-17 Flying Fortress Leader et U-Boat Leader j’ai saisi l’opportunité qui se présentait sur Corsair Leader. B-17 au final m’attire moins car il est plus stratégique que tactique avec la gestion de la 8th Air Force et apparemment assez complexe. U-Boat me tente assez car du jeu de sous-marin me branche mais il y a plusieurs jeux sur le sujet et il convient de choisir le bon, au prix où sont tous ces jeux (souvent autour de 100eur).

J’ai donc reçu cette semaine la boite de Corsair Leader, accompagnée de son tapis de jeu et du pack d’As pilotes. Surprise, le contenu n’était même pas décellophané. Tout neuf donc mais à un prix d’occaz ! Good deal ! La boite, volumineuse est lourde et bien remplie. Pas mal de planches de pions d’avions (pour la gestion des combats aériens), au moins 8 paquets de cartes de pilotes, d’Events et Targets. Une rapide lecture des règles et un aperçu du contenu me donne un excellent avant-goût du jeu qui semble en tous points passionnant.

Je le rappelle, ce jeu se joue en Solitaire. Il permet ainsi de s’affranchir de la grosse contrainte des joueurs : trouver un partenaire. Ici, la contrainte est de se débloquer du temps de jeu. Je m’en accommoderai bien 🙂

Le joueur se trouve donc en charge d’une escadrille d’appareils dans le Pacifique et va devoir jouer des mini-campagnes, en gérant ses avions, ses pilotes et même leur progression en expérience. Chaque campagne est dotée de plusieurs cartes objectifs et le joueur se voit doté d’un nombre d’appareils (pas seulement des Corsairs, bien que majoritaires, on retrouve des Dauntless, Hellcats, Wildcats, P51 etc) et des pilotes de plusieurs niveaux d’expérience. Il doit y avoir une dizaine de campagnes différentes, dont celle concernant la VMF-214, la fameuse escadrille des Têtes Brûlées. Les règles ne semblent pas trop compliquées et j’ai assez hâte de tester la première campagne. Il va falloir trouver du temps car j’ai toujours une campagne B-17 Queen of the Skies à reprendre et des projets de Squad Leader en cours…  Vivement la retraite !

Il est à noter que DVG s’est fait une spécialité du jeu en Solitaire et propose une gamme assez large de jeux « LEADER » : l’éditeur couvre ainsi les chars (Tiger, Sherman…), les sous-marins (Uboat, Gato), les bombardiers (B-17) et les chasseurs (Corsair). Plusieurs boites couvrent du conflit moderne : hélico Huey, Apache, chasseurs  Hornet, Phantom…