Curse of Strahd – les aventuriers quittent le Village de Barovia (Session 7)

Nous avions laissé nos aventuriers dans le cimetière de Barovia… Après la mise en terre mouvementée du Bourgmestre, les aventuriers ont eu la surprise de voir le maître des lieux, le Comte Strahd von Zarovitch observer à distance le groupe depuis une route surélevée. Il a alors tenté d’attirer à lui Ireena, désormais sous la protection des aventuriers, qui doivent l’escorter jusqu’à la ville de Vallaki, à la demande de son frère Ismarck. Après avoir réussi à retenir Ireena, visiblement charmée ou hypnotisée par le Comte, ils se réfugient dans l’église en compagnon du pauvre père Donavich. Fort heureusement pour eux, rien ne se passe et aucune attaque surprise n’est à déplorer comme pouvait le laisser penser l’état lamentable de l’église. Ils décident alors de tenter d’aider Donavich avec son fils, Doru, enfermé dans le sous-sol de la chapelle depuis des mois. devenu un mort-vivant, ils comprennent rapidement que c’est devenu un vampire. Ils décident de tenter de le capturer pour trouver un moyen de l’examiner mais le piège tendu n’est pas vraiment un succès et, attiré par le sang donné en appât, le jeune homme se retrouve en frénésie, affamé par des mois d’abstinence alimentaire… Il se jette alors sur les aventuriers et tout particulièrement Brienne qui voulait le capturer avec une tenture. Un long combat, difficile et violent s’ensuit, sans victime du côté des aventuriers, mais laissant transparaitre toute la puissance de la créature… Ne pouvant le contenir, ils finissent par le tuer et l’achever avec un pieu en bois dans le coeur. Le père Donavich, qui vient de perdre son fils une seconde fois, est effondré. Il demande aux aventuriers d’emmener le corps de son fils et de l’apporter à l’Abbé de l’Abbaye de Sainte Markovia pour tenter une résurrection si cela est encore possible. Ils acceptent et construisent un brancard sur lequel ils vont transporter le corps.


Avant de partir, ils repassent à la taverne et reparlent aux femmes Vistani qui avaient mentionné une voyante, Mme Eva, qui se trouve pas loin du village et qui pourrait répondre à certaines de leurs questions. Cirdann le ranger y voit un moyen de peut-être arriver à obtenir une piste pour retrouver sa femme disparue. Ils quittent le village accompagnés de deux des femmes Vistani qui les emmènent au campement de Mme Eva. En quittant le village, ils assistent médusés à une rixe entre deux villageois, comme fous, qui se battent pour une tourte… Ne voulant pas perdre davantage de temps avec ce village maudit, ils décident de ne pas s’en mêler et prennent la route, ignorant ces derniers.

La route se fait sans encombres et ils bifurquent à un croisement en voyant de loin à l’intersection des pendus sur une plateforme de bois vermoulus. Sinistre vision que le groupe préfère ne pas voir. Il sera toujours temps de repasser par là ?
Le groupe s’enfonce dans les bois et la route ne tarde pas à disparaitre au profit d’un chemin de terre boueux qui descend, marqué de traces de roues de chariots. Ils arrivent fourbus en fin de soirée à un campement installé au bord d’une rivière, d’où des clameurs et chants joyeux leur parviennent : un groupe d’hommes et de femmes boit gaiement autour d’un grand feu de camp et invite les nouveaux venus à se joindre à eux… 4 roulottes sont installées en cercle autour du feu avec des tentes de plus ou moins grande taille…

Publicités

Castle Ravenloft… Suite.

Vous n’êtes pas sans ignorer que nous avons débuté la campagne de Curse of Strahd, basé sur le module mythique I6 Ravenloft, récemment réédité et enrichi par Wizards of the Coast. Il y a de cela 3 ans, je m’étais mis en tête de construire le château éponyme, à l’aide des moules HirstArts. Processus extrêmement laborieux bien qu’économique. Mais devoir procéder à des moulages puis collage puis peinture pendant des soirées a fini par avoir raison de ma foi en ce support créatif…
Cette année, j’ai commencé à étudier un autre procédé : la création du château en MDF, conçu sous Illustrator et découpé par laser. J’ai alors pensé détenir LA solution idéale. Mais après avoir conçu plusieurs fichiers je me suis rendu compte que le coût serait encore non négligeable (sans compter le temps passé sur Illustrator, même si j’ai réussi à concevoir des modèles déclinables afin d’en gagner). Donc solution mise de côté pour l’instant.

Puis, c’est la découverte anodine sur Facebook d’un groupe de crafters qui m’a convaincu de finalement opter pour un autre support. Un post, ou une publicité (comme quoi il y en a quelques unes utiles quand elles sont correctement ciblées), présentait des dalles de polystyrène expansé pré modelé à un tarif très abordable. J’avais déjà cherché ce type de support polystène (normalement utilisé pour l’isolation) mais les plaques trouvées dans les magasins de bricolage faisaient 2cm d’épaisseur (bien que bon marché) et celles vendues en magasin du type Rougier et Plé étaient elles trop chères (et encombrantes). Une petite société, FireDragon Games propose donc des plaques déjà « dessinées » avec des murs de briques ou dallages, d’1cm d’épaisseur et sous forme de carrés de 28 x 28cm. Elle propose en outre quelques accessoires pour enrichir la gamme et aider dans la construction médiévale (torches, portes etc).

J’ai donc passé commande d’une grosse vingtaine de dalles et quelques accessoires pour tester tout ça. Le test s’avère concluant : l’impression dans la profondeur du polystyrène est super, ça se découpe en quelques coups de cutter et c’est facile à assembler : un peu de colle à bois rapide et le tour est joué. En outre, le support est évidemment léger (bien que potentiellement un peu fragile) comparé aux moulages Hirst en plâtre ^^. Hirst a le mérite de proposer moult détails qui seront utiles pour certaines parties, décorations, mobilier ou finitions, mais pour le gros oeuvre je jette l’éponge.

Par conséquent, j’ai évidemment entrepris de refaire le château Ravenloft avec ce support. Alors oui, j’avais quasiment finalisé tout le rez-de-chaussée et je vais donc recommencer, yuk yuk ^^
La bonne nouvelle c’est que le nouveau support étant plutôt facile à travailler, c’est plutôt rapide à réaliser, en tout cas pour le gros oeuvre. Là où la simple entrée du château m’avait pris des semaines à réaliser en moulages, j’ai pu ici la faire en deux soirs… La mauvaise nouvelle c’est que le travail précédemment réalisé n’aura qu’une utilité limitée, tout n’étant pas recyclable (notamment parce que j’en profite pour changer l’échelle : les américains utilisent pour l’échelle 1 case = 1 pouce, moi j’ai opté pour 1 case = 3cm). Je trouve que l’échelle 1 case = 2.5cm ne correspond plus autant à la taille des figurines qui sont passées de 25 à 28 puis parfois 30/32mm. Tant pis. En attendant quelques photos des réalisations en cours, voici un aperçu des dalles à la réception et en cours de sous-couchage (terre d’ombre avant un brossage à sec de gris et de blanc ivoire)…

IMG_20170912_201955

IMG_20170912_201940

IMG_20170912_211719

 

 

 

Rolemaster

Samedi après-midi, nous avons joué un one-shot qui sortait de nos habitudes. L’un de nos anciens joueurs, Guillaume, de retour à Paris en vacances depuis qu’il est parti s’installer à Bali,  est venu nous faire un petit scénario dans la Terre du Milieu, en mode RoleMaster, à 3 joueurs. Bien qu’ayant fait de rares parties JRTM dans ma prime jeunesse, c’est avec plaisir et surprise que j’ai joué un chasseur de primes de Tharbad, en jouant un petit scénario d’un obscur fanzine de 1989, masterisé par Guillaume. Missionnés par la mystérieuse Guilde du Bâton Blanc, nous devions escorter un guerrier-mage pour explorer une vieille tour abandonnée à la sinistre réputation, aux portes du Mordor. Nous ne tardâmes pas à découvrir que quelques orcs (Olog-Hai ou Uruk-Hai je ne sais plus) y avaient élu domicile pour lancer quelques raids alentours et nous tendirent une embuscade. Avec 5 ou 6 orcs au corps à corps j’ai pu découvrir les règles de RoleMaster… Un système assez lourd, basé sur des jets de pourcentage, qui nécessite pas mal de calculs et de reports à un nombre impressionnant de tables de coups critiques, localisation etc. On devine que le système est hyper-simulationniste mais sans doute un peu trop, une autre époque ! Pour rappel, RoleMaster édité par I.C.E a servi de base pour les règles de JRTM. Le combat fut donc assez long, dans une ambiance de pluie et d’orage… On imagine nos fiers guerriers détrempés dans la boue…

Le combat réglé, mon personnage ayant subi de multiples contusions heureusement sans gravité, nous avons pu alors aider notre compagnon à remplir sa mission : explorer la tour. Nous découvrimes que la tour  en ruines était celle d’un mage ayant oeuvré pour Sauron pendant la guerre de l’Anneau 25 ans plus tôt. Le sous-sol de la tour abritait le campement des orcs mais nous avons trouvé des passages secrets menant à un laboratoire secret d’alchimie. Les restes d’un journal nous apprit que le mage avait travaillé sur une hybridation d’elfe et de troll pour créer un super  guerrier au service de Sauron. Des caves secrètes abritaient des cellules pleines de squelettes sujets d’expériences et la découverte d’une mention d’une rune magique de préservation de longue durée nous alerta sur la possible existence de l’hybride en ces murs. Le mage quant à lui avait fui à la fin de la guerre. Dans la salle du trésor du mage, nous fûmes confrontés à l’hybride, heureusement très amaigri et affaibli par des années de  confinement. Nous avons réussi à le vaincre avec finalement moins de difficulté que le groupe d’orcs ! C’est en sortant qu’un autre péril nous attendait. Nous avons traversé une caverne où un mystérieux oeil de pierre géant s’anima et nous prîmes une mauvaise décision : tirer une flèche pour crever l’oeil… La réaction fut agressive : un éclair sombre nus frappa tous 3 au poitrail et nous laissa une espèce de brûlure tatouée nous laissant un goût  de brulé. Nous prîmes la fuite… De retour à la guilde, aucun soigneur ou mage ne sut nous expliquer quel mal nous atteignait. C’était de toute évidence une magie puissante et néfaste. Nos aventuriers se retrouvent donc avec une inquiétante marque qui semble prendre comme une lèpre… La suite, sans doute l’an prochain au retour de Guillaume pour  ses prochaines vacances !

Pour ma part, je suis content d’avoir enfin découvert RoleMaster dont j’appréciais particulièrement les couvertures d’Angus McBride. Et vous connaissez mon attrait pour le Oldschool…Le système a sans doute mal vieilli, à une époque où l’on privilégie la jouabilité à l’authenticité mais RoleMaster avait un sacré degré de précision, c’est assez impressionnant. Ceux qui jouent encore à ce système, s’il y en a, gagneraient de nos jours à bénéficier d’un programme informatique permettant de gagner du temps sur la lecture des tables ?
21751763_1973267749625122_7649176490773583656_n

Collectionnite et archéorolisme

L’évocation cet été des jeux que nous avions dans les années 80/90 a a éveillé ma fibre nostalgique oldschool et m’a conduit à chasser les bonnes affaires en bonne crise de collectionnite aigue… Je dédie au passage ce post à Stéphane de Decker et son archéorolisme 😉
Sont ainsi arrivés dans ma ludothèque les boites suivantes pendant l’été :

  • Traveller (GDW 1985)
  • Star Wars (Descartes 1988)  et Star Wars Kit d’Initiation (FFG 2014 )
  • Judge Dredd (GW 1985)
  • James Bond 007 (Descartes 1988)

Quel intérêt me direz-vous ? Aucun, sinon le plaisir de retrouver de vieux bouquins (tous en parfait état, voire comme neufs pour certains et obtenus à un prix très intéressant, généralement autour de 15-20 euros) et de se faire un mini-musée ludique. J’arrive d’ailleurs au bout de ma collection TSR AD&D 1ère édition (il ne me manque que quelques modules un peu difficiles à trouver à un prix correct). Certains ont sacrément mal vieilli niveau présentation et ne donnent pas envie d’être lus, c’est le moins qu’on puisse dire !

Petit aparté : StarWars FFG est un beau produit, mais je l’ai trouvé particulièrement rebutant à l’ouverture. Je dois devenir trop vieux et flemmard, mais les dés spéciaux me paraissent d’une complexité bien inutile (est-ce juste pour faire vendre des kits de dés ?).

Côté collection, si vous me lisez, je recherche encore quelques raretés (qu’on peut trouver sur ebay ou amazon , mais à des prix franchement abusés à mon sens) :

Gamme Indiana Jones RPG de chez West End Games :

  • Artifacts
  • Adventures
  • Indiana Jones and the Golden Vampires
  • Indiana Jones and the Temple of Doom
  • Indiana Jones and the Sky Pirates

Si vous avez certains de ces ouvrages, ils peuvent m’intéresser, y compris en version PDF.

Post de rentrée…

Pfiooou… Pas un post depuis juin… Bon, que s’est-il passé depuis, à part les vacances ? Eh bien, j’ai au moins 4 ou 5 compte-rendus de parties en retard puisque nous avons terminé le scénario de Castel Bofolmons (affaire des lycanthropes puis découverte d’un complexe funéraire souterraine sous la ville). J’ai alors profité de l’intrigue lycanthropienne pour introduire un rebondissement et lier l’aventure à la nouvelle campagne : Curse of Strahd. Celle-ci est débutée et les aventuriers sont sur le point de terminer l’exploration de Death House, le chapitre d’introduction à la campagne. Sur les autres fronts, l’été ayant été calme  du fait de l’agenda estival de chacun, nous n’avons pas trop joué mais tout de même réussi à caler une aventure policière one-shot contemporaine se déroulant à Paris et ce vendredi un chapitre additionnel à la mega campagne Cthulhu « Le rejeton d’Azathoth » sur laquelle nous approchons de la fin du chapitre des iles d’Andaman. Selon notre MJ, il reste 2-3 sessions et nous en aurons fini (morts, fous ou les 2).

Sinon, comme à notre habitude, nous avons profité de la pause estivale pour discuter de nos projets et envies ludiques. Nous avons failli mettre en place une session « Tomb of Horror » que nous aurions jouée à 2 MD avec 2 tables en compétition façon tournoi, mais nous nous sommes finalement ravisés, estimant que l’aventure présentait finalement peu d’intérêt et avait mal vieilli. L’idée du tournoi opposant 2 tables nous a néanmoins paru bonne et est retenue en projet.

Certaines discussions nous ont amené à lister les jeux que nous avons eu et joué (ou pas) dans notre prime jeunesse (entre 1985 et 2000) et ceux que nous aimerions « revisiter ». Cela fait un total d’une quarantaine de jeux ou univers, dont la moitié ont été joués…

Joués : D&D, AD&D, AD&D Oriental, Avant Charlemagne, Battletech, Appel de Cthulhu, Cyberpunk, Hurlements, INS/MV, James Bond, JRTM, Judge Dredd, Maléfices, Mega, Paranoia, StarWars (WEG), Stormbringer, Toon, Warhammer (Battle et RPG).

Non joués : AD&D Al Qadim, Bitume, Deadlands, Delta Green, Empire Galactique, Hawkmoon, L5R, Légendes Celtiques, l’Ultime Epreuve (Lynaïs), Morrow Project, Skyrealms of Jorune, Car Wars, Star Frontiers, Traveller, Vampire, Werewolf, Légendes de la vallée des Rois, Chimères, Runequest, Simulacres.

Au final, les jeux qui reviennent aujourd’hui sur le tapis sont Hurlements, INS/MV, James Bond 007 et Star Wars.

Star Wars (édition WEG et/ou FFG) devrait être joué prochainement car c’est un univers unanimement apprécié, à suivre pour les autres jeux si les MJ Franck et Pierre relanceront quelque chose sur les jeux sus-nommés…

Ravenloft…

Eh oui, le mot est lâché… Ravenloft. J’en ai déjà parlé dans ces colonnes depuis de nombreux mois, surtout à l’occasion de la construction du château de Ravenloft. Si ce projet n’est pas abandonné, bien que resté à l’état de « in progress », il est en cours de refonte, avec l’abandon de la construction du château en briques de plâtre moulé (Hirst Arts), bien trop contraignant. Le Château verra donc le jour en matériau plus communs, plus solides et légers.

Depuis 25 ans que nous rêvons de jouer Ravenloft dans notre groupe (nous avions fait 2-3 parties de mémoire à l’époque sans le jouer réellement), je m’attaque cette fois au gros morceau que représente la nouvelle édition 2016 parue sous le nom de Curse of Strahd pour D&D5. Cela représente une copieuse campagne du niveau 1 à 10 et constitue pour moi un sacré challenge au vu du mythe qu’elle représente pour tout le monde et je n’en doute pas, des attentes de mes joueurs…

J’ai quelques comptes-rendus de partie en retard (mon scénario setting de campagne de Castel Bofolmons étant terminé après 7 sessions de jeu), mais j’ai réussi à lier Curse of Strahd à ce dernier. Les personnages joués sont donc ceux qui ont commencé un peu à bourlinguer dans mon bourg fortifié. Ils sont désormais de niveau 1 à 3, ce qui représente un bon niveau pour arriver dans le monde de Ravenloft.

Un premier groupe de joueurs a donc rejoint Barovia à la faveur d’un brouillard épais et maléfique et commencé le scénario d’introduction… Je reviendrai dessus dans les prochains posts.

strahd

 

RPG Box

J’ai finalement reçu les éléments en laiton commandés sur Etsy qui m’ont permis de terminer ma RPG box. Celle-ci accueillera donc dés, figurine, carte de jeu et carnet contenant mes minis feuilles de personnage.

box1

rpgbox2