10 jours, 10 JDR

Après avoir posté pendant 10 jours (étalés sur quelques semaines…) les 10 JDR ou settings qui ont marqué ma vie de rôliste, je me suis dit qu’il fallait ajouter un 11e jour afin de faire une ouverture sur le sujet.

Pour le 11e jour, j’ai choisi d’élargir à quelque chose de non commercial. Nous avons passé en revue une dizaine de jeux pré-2000, n’ayant pas joué entre 2000 et 2013, je suis passé à côté de noooombre de jeux qui ont été publiés depuis. Après toutes ces années le 11e jeu dont je vais parler ici dans ce post est tout simplement le mien. Rien d’énorme, mais j’ai toujours aimé bidouiller un peu les jeux car on ne trouve que rarement le système qui colle parfaitement à ses attentes.  J’ai fait une tentative de création de système perso il y a 1 ou 2 ans mais qui ne s’est pas avéré probant. Je me suis ensuite aperçu que j’avais désormais besoin d’un système basique, simple à jouer et à mémoriser tant pour moi en tant que MD que pour la plupart de  mes joueurs. Je me suis alors intéressé au D6 système, puis à FATE. Mais ces systèmes ne m’ont pas donné satisfaction (FATE étant trop narration partagée à mon goût et obscur à la lecture des règles quant à comment mener une partie). J’ai finalement jeté mon dévolu sur SAVAGE WORLDS qui est une parfaite synthèse  de ce que j’aime et recherche : polyvalence, portabilité, simplicité et pulpy. Ce système universel peut être adapté pour quasiment n’importe quel univers et cela me plaît. Je lui ai trouve un ou deux défauts mineurs aussi ai-je adapté quelques aspects de règles, l’essentiel étant la substitution d’un Attribut par un autre (un Attribut de Perception vient remplacer celui de Force, fusionné avec la Vigueur). Accompagné d’une liste personnalisée de compétences, j’ai ainsi pu bâtir et éditer ma propre version des règles de Savage Worlds.

Je continue désormais de travailler sur le setting, un univers contemporain situé dans les années 30, très inspiré des aventures d’Indiana Jones. J’y ajoute des inspirations diverses et variées issues d’autres jeux, films ou romans et ce jeu s’appelle ARCANES & ARTEFACTS.

Je concluerai cette série pour dire qu’avec la pratique de toutes ces années de JDR, la lecture et le jeu m’ont permis d’affiner mes goûts et mes attentes et ainsi me permettre aujourd’hui de tenter de construire un jeu personnel. Certains de mes amis sont dans une démarche similaire et nous prenons beaucoup de plaisir à construire nos aventures.

J’ajouterai que la possibilité d’auto-éditer son jeu avec l’aide de plateformes en ligne comme Lulu.com est une opportunité formidable pour imprimer des mini-séries de livres avec une impression de qualité professionnelle et ce à moindre coût !

Voici ci-dessous les tirages de ma version personnelle de SAVAGE WORLDS :

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10 jours, 10 JDR

10e et dernier jour du challenge 10 jours, 10 JDR qui ont marqué. Hmmm je cherchais un 10e jeu qui pourrait m’avoir marqué dans mes jeunes années de rôliste. Parmi ceux auxquels j’ai joué, il n’en manque que quelques-uns que je n’ai pas cité, au rang desquels : Jeu de Rôle des Terres du Milieu (JRTM), StarWars (WEG), Maléfices, Toon, In Nomine Satanis – Magna Veritas et peut-être Avant Charlemagne ou MEGA 2. Mais je ne peux pas dire qu’ils m’ont laissé une forte impression. à la lecture du challenge initial, j’ai remarqué qu’il concernait les JDR OU les Settings qui ont marqué. Par conséquent je choisis un setting pour terminer cette série de 10. Le choix devient alors aisé. Et je choisis… Dragonlance ! Ce setting pour AD&D fut une petite révolution vers 86 / 87 lorsque nous achetions les premiers modules de cette série fleuve de 15 modules, dans la même boutique londonienne où Olivier achetait Traveller. J’achetais le module DL1, Pierre le DL2 et moi le DL3 par la suite. Nous nous partagions alors la campagne entre plusieurs MD différents. Avec 8 personnages pré-tirés différents, récurrents dans la campagne, il y avait de quoi trouver un personnage pour chacun d’entre nous. Des personnages inspirés, riches, dotés de plusieurs facettes et avec un Destin à jouer dans le monde de Krynn.  C’était pour nous révolutionnaire. Nous avons joué 4 modules, le 4e étant inachevé mais encore aujourd’hui nous avons un excellent souvenir de cette campagne et gardé une certaine nostalgie au point d’envisager de la rejouer un jour (c’est un sujet récurrent sur ce blog). Porté sur D&D5, ce qui serait logique, ou bien désormais sur mon système de prédilection, Savage Worlds. Illustrée par mes artistes favoris de TSR, le graphisme de cette campagne m’a beaucoup marqué et j’ai la chance d’avoir une peinture officielle (de Keith Parkinson) décorant mon bureau ainsi que le dessin original de mon personnage de l’époque, Flint Fireforge (par Larry Elmore). Pour clore cette série de 10 jours, 10 JDR, je n’avais pas mieux ! Vive Dragonlance !

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10 jours, 10 JDR

9e jour. 9e Jeu de rôle qui a marqué mes jeunes années.

Cyberpunk ! à la fin des années 90, quelques films de SF avaient laissé une marque indélébile dans nos esprits, d’autant plus que les effets spéciaux progressaient et repoussaient les limites, propices à stimuler l’imaginaire toujours davantage.  Blade Runner, pourtant déjà ancien était une référence absolue pour le genre qui nous intéresse ici. Puis les 2 Terminator, AKIRA, un ovni cinématographique à l’intrigue complexe et dans un Tokyo futuriste… La sortie de Cyberpunk 2020 tombait à point nommé, pour jouer quelque chose de futuriste, mais moins SF qu’un Star Wars. Mon pote Nicolas fut le maitre de jeu pour Cyberpunk, et nous passions plusieurs heures à explorer MegaCity One, les réseaux et les Megacorpos ou la pègre. Nous introduisions alors l’utilisation de la musique de film dans nos parties (Vangelis -Blade Runner, Akira, The Crow, Terminator…). Avec ses talents de conteur, Nico nous fit vivre des parties très cinématiques, construites comme des films. Il ne me reste rien de cette époque car je n’avais pas les règles de jeu et je n’ai plus mon perso, un Solo très inspiré de Deckard dans Blade Runner évidemment. Ce sont là presque mes dernières parties de JDR avant une très longue pause de près de 15 ans… Dire qu’il s’agissait alors de « Cyberpunk 2020 » et nous sommes désormais en 2018… 20 ans ça nous paraissait loin alors…
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10 Jours, 10 JDR

8e jour. Hurlements ! Ce jeu Français fut une excellente découverte, très innovante. Après quelques années de JDR, Pierre se procura ce jeu et nous emmena au sein d’une mystérieuse caravane médiévale où nos personnages étaient je crois amnésiques mais surtout atteints de Lycanthropie… Cette caravane, menée par un mystérieux personnage, « Le Veneur » traversait la France médiévale. Pas de feuilles de personnage me semble-t-il, des règles obscures, un setting mystérieux…Secret et Mystère étaient les maîtres mots de ce jeu. Je me rappelle d’une aventure à Moncontour, un village français médiéval par lequel je passais en vacances par la suite. Ce jeu est aujourd’hui assez légendaire et recherché par les collectionneurs. Il n’est malheureusement pas réédité et de ce que j’ai compris ne le sera pas (je crois que les auteurs sont séparés et en désaccord). Je ne possède pas ce jeu dans ma collection, laissant la possibilité d’y rejouer peut-être un jour…

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10 jours, 10 JDR

7e jour. Bond, James Bond. On ne peut pas dire que j’ai beaucoup joué à ce jeu, probablement 2 ou 3 parties à tout casser. Mais pour autant que je me souvienne, cela nous a considérablement changé, c’était fun, « pulp » comme on dit aujourd’hui, car bati pour de l’action spectaculaire. Jouer un espion sexy, smart avec des super bagnoles, des armes, gadgets et des top-models à séduire, était parfait pour notre testostérone de jeunes hommes en devenir lol. On s’est bien marrés à jouer des espions dragueurs et à foutre le bordel partout où on mettait les pieds avec nos rookies ou agent double 00. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs du système de jeu mais celui-ci est aujourd’hui reconnu pour avoir été innovant, simple et efficace pour jouer des aventures hautes en couleurs. Avec son système de point d’héroïsme, des règles spéciales de Séduction ou de Poursuite, on touchait quelque chose de vraiment sympa à jouer. Sans oublier le manuel Q avec son matériel et ses gadgets ! J’ai récemment acquis ces ouvrages d’occasion, que l’on trouve à un prix généralement très accessible. Je ne pousserai pas la collectionnite avec le reste de la gamme ceci dit, mais James Bond avait sa place dans mon mini-musée du JDR.
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10 jours, 10 JDR

Voici le sixième jour de la série 10 jours, 10 JDR qui m’ont marqué.

1987, encore et toujours. Stooooooormbriiiingerrrr. Arioch, je t’invoque. Après avoir lu la saga d’Elric de Michael Moorcock, ce dernier devint pendant un bon moment mon auteur favori de Fantasy. Je lisais alors tout ce que je trouvais de l’auteur, y compris en VO et je finis évidemment par acheter le principal jeu de rôle dédié à son plus célèbre personnage du Champion Eternel. J’adorais le concept du Multiverse, du Champion éternel aux muliples facettes, avec le Chaos, la Loi et la Balance Cosmique dans une lutte perpétuelle. Après D&D, je trouvais là une fantasy plus adulte, plus sombre, désespérée avec des démons et de la magie noire, des armes intelligentes… En tant que MD,  c’est probablement le jeu que j’ai le plus masterisé à l’époque. Enfin, nous avions un jeu avec un vrai setting, un univers de jeu délimité et intéressant, un bon système de jeu (celui de Chaosium, similaire à l’Appel de Cthulhu) qui nous permettait de nous débarrasser du handicap des niveaux propres à D&D, qui s’avéra gênant pour jouer. J’adaptais du coup un autre univers fantasy, Lankhmar de Fritz Leiber, dont j’avais la gamme pour D&D, en relocalisant le monde de Nehwon dans les Jeunes Royaumes. Avec deux groupes différents de joueurs, je menai ainsi plusieurs campagnes, dont une écrite par mes soins. La boite et le livret de règles ont été usés jusqu’à la corde. J’achetais par la suite Hawkmoon et d’autres suppléments, qui me paraissaient intéressants mais nous n’eumes pas le loisir d’y jouer. J’ai tout revendu depuis en ne conservant que cette boîte de base.

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Table de jeu V2

ça faisait un moment que c’était en projet. Notre groupe de joueurs s’est étoffé avec les années et nous sommes désormais jusqu’à 8 en tout, au point de délocaliser nos parties et de faire deux tables simultanées chez Thomas. Le cabanon était en outre équipé de mon ancien canapé. Confortable, mais il s’est finalement avéré bien trop encombrant pour un bénéfice très relatif : le cabanon est trop réduit pour cela. Exit le canap’ !

Une fois débarrassé du canapé, nous avons retrouvé un certain espace de circulation autour de la table. L’occasion pour moi de revoir le plateau, souvent un peu trop exigu et un peu abimé. De 90 x 190cm, le plateau est désormais passé à 120 x 200cm avec un espace central intérieur idéal pour stocker ou dissimuler des décors, des plateaux coulissants, un écran intégré (simple moniteur écran PC récupéré) et des pistes de dés. Je vais en outre intégrer deux hauts parleurs qui trainent dans un coin.Réalisé en un week-end, le plateau n’attend plus que quelques couches de vernis…

La table peut désormais accueillir 1 MD et 6 joueurs confortablement.