Campagne « The Hunters », 1940, 1er semestre

Nous entrons dans l’année 1940 tandis que nous sommes désormais plusieurs U-Boots à sillonner l’Atlantique.

Rapport de mission U-52 Janvier 40 Iles Britanniques :

Quittons Kiel et traversons les zones de transit désertées. Le 1er quadrant reste désespérément désert et nous perdons une semaine à jouer au chat et à la souris.

Le 2e quadrant n’est pas beaucoup plus peuplé et repérons un cargo de 4500t, le Cape Rodney escorté par un destroyer. Nous tentons une attaque prudente de nuit avec 2 torpilles et entendons les torpilles des tubes 1 et 3 s’écraser sur la coque sans exploser. L’escorte ne nous détecte pas mais au moment de tenter de poursuivre, les navires ont disparu à la faveur de la nuit noire.

Le 3e quadrant reste complètement vide et nous perdons une nouvelle semaine. Le moral de l’équipage chute à vitesse grand v et je dois intervenir sur une bagarre en salle des torpilles. L’agressivité de l’équipage est contenue à grand peine et certains hommes critiquent mon économie sur les 2 seules torpilles lancées. Je dois reconnaître avoir été présomptueux sur la fiabilité de nos torpilles, qui n’ont pas explosé au contact…

Le 4e quadrant est traversé par un pétrolier isolé, le San Demetrio (8100t), que nous attaquons de jour au plus près au canon. Sans escorte il n’a aucune chance mais malgré tout il résiste bien au seul tir qui le touche. Particulièrement irrité par ces échecs à répétition alors que nous arrivons sur la fin de ce mois de décembre glacial, je fais charger les 4 tubes avant et LOS ! Une seule rate et les trois autres, mieux armées, explosent dans un feu d’enfer (8 dégats !). Le pétrolier est complètement disloqué sous la violence des explosions et nous devons rapidement nous éloigner tellement la chaleur est intense. Nous avons vu l’enfer de près et ce n’était pas beau à voir… L’équipage est satisfait par la cible abattue. Nous rentrons sur Kiel sans encombres avec la consolation d’ajouter un pétrolier au tableau. Aucune avarie à signaler.

Bateau coulé : Tanker San Demetrio, 8100t

Rapport de mission U-52 Mars 40 Iles Britanniques :

Quittons Kiel et traversons les zones de transit, RAS.
Le 1er quadrant nous offre un premier grand cargo, non escorté, en plein jour. Il s’agit de l’Harpagus, de 5200t. Nous intimons l’ordre à l’équipage de rapidement abandonner le navire alors que nous armons le canon de 88mm. Les deux salves font mouche et le cargo coule lentement. Nous partons en submersion et nous assurons au périscope que le navire sombre.

S’ensuivent deux longues semaines de navigation difficile et croisons au large de l’Irlande sans succès.

Le 4e quadrant est enfin traversé par un nouveau cargo isolé, le Silverpalm, 6400t. L’attaque se fait de nuit au plus près au canon. Nous avons l’impression de revivre notre sortie précédente. Le canonier rate un des deux tirs, ce qui endommage la coque. Nous observons à la faveur de la lune l’équipage paniquer sur le pont et commencer à mettre des embarcations de sauvetage à l’eau. Les 4 tubes avant étant chargés, je ne compte pas revenir à Kiel avec autant de torpilles en soute et dans mes tubes. LOS ! 4 torpilles tirées, et comme dans un rêve de « déjà vu », une seule rate et les trois autres, explosent et pulvérisent le cargo (7 dégats). Nous rentrons sur Kiel sans encombres et sans aucune avarie. Nous avons le sentiment de mener une routine et inscrivons deux nouveaux cargos à notre tableau de chasse. Où sont donc les convois alliés ?

Bateaux coulé :
Silverpalm, 6400t
Harpagus, de 5200t
Total : 11600t

RAPPORT DE MISSION U-52 – MAI 1940, NORWAY
Le U-52 quitte le port de Kiel avec la joie immense de participer à une bataille stratégique dans les eaux glaciales de la Norvège. Le moral est au beau fixe avec un tableau de chasse jusqu’ici plus qu’honorable avec une prise de risque calculée. Informés que nous sommes susceptibles de croiser la marine britannique, l’équipage est galvanisé, bien que je sente une sourde appréhension parmi les membres d’équipage. Comme le rappelle l’emblème de notre vaisseau, une cigogne avec un nouveau né, nombre d’hommes à bord sont de jeunes pères de famille. Les zones de Transit sont traversées comme à l’accoutumée, sans rien croiser d’inhabituel.
1er quadrant :
C’est de nuit, au périscope que nous discernons une silhouette menaçante et son escorte à l’approche des côtes norvégiennes. Alarm ! Nous basculons immédiatement en lumière rouge et j’ordonne de charger les tubes 1 à 4 avec nos G7a. Nous venons d’identifier la silhouette d’un Capital Ship (11), identification : (4) HMS Warspite – 27500t, avec une escorte Veteran.
De Nuit (4), je tente de maîtriser mon excitation en pensant aux récents exploits de Schultze. J’opte pour une attaque prudente à moyenne portée, comme à mon habitude. LOS ! Je tire mes 4 torpilles et nous comptons les secondes. T1 : Rate T2 : Touché, no dud, 1 dmg T3 : Rate T4 : Touché, no dud 1dmg Notre opérateur aux grandes oreilles n’entend pas d’hélice een approche et nous restons non-détectés (3+2=5 capital ship et G7a). Je décide bien évidemment de poursuivre la bête blessée, déçu de ne pas avoir davantage endommagé le monstre d’acier… La poursuite est longue, le navire est rapide, malgré ses dommages et tente de nous distancer, se doutant que le squale est sur ses traces, flairant le sang. Nous le retrouvons au petit matin. Approche lente à portée moyenne. Nous ne prenons pas le risque de perdre de vue le Warspite en attendant la nuit. Nous engageons 4 dernières torpilles G7a malgré le risque d’être plus facile à repérer avec leur sillage. Nous avons moins confiance dans les torpilles électriques… LOS ! T1 : Rate T2 : Rate T3 : Rate T4 : Touché, no dud, 1 Dmg Erreur de calcul de vitesse du Warspite ou bien manoeuvre d’évitement réussie ? Une seule torpille qui touche avec des dommages encore modérés, quelle poisse. La malchance est compensée par le fait que l’escorte ne parvient toujours pas à nous repérer. (5+2=7 capital ship et G7a).
Nous ne lâchons pas la proie, une fois en gueule. Il fait toujours jour et nous attaquons toujours à moyenne portée et engageons cette fois nos dernières torpilles avant, avec 4 G7e. LOS ! T1 : Rate T2 : Rate T3 : Touché, No dud, 2 dmg T4 : Rate Nous n’aurons pas le plaisir de voir sombrer le navire britannique mais notre opérateur entend l’acier gémir tandis qu’il s’enfonce dans les hauts-fonds norvégiens. Son escorte ne peut qu’observer le désastre en nous cherchant sans succès (6+1 Capital ship). Nous nous enfonçons dans les ténèbres et quittons la zone pour faire surface plus loin et envoyer un message radio à l’Amirauté pour signaler notre succès et la poursuite de la mission.
2e quadrant :
De jour, nous repérons un pétrolier et son escorte (entrainé). Il s’agit du Kongsgaard, 9500t. Ne disposant plus de torpilles avant, je décide témérairement d’attaquer et de me délester de nos dernières torpilles car la cible est apétissante. Nous attaquons avec notre dernière torpille G7a, arrière. LOS ! T1 : touché, no dud, 1 Dmg L’escorte nous a détecté (12, +1 DRM) et nous entendons son hélice se rapprocher très, trop rapidement… Un bruit assourdissant et des vibrations nous font chuter en pagaille. 4hits : Elec Engine 1, Flooding, Dive planes, Crew injury (crew SW). L’équipage colmate la voie d’eau. Nous partons en Exceeding Test Depth à -150m. La coque gémit (1 hull), Test de résistance réussi (7). L’escorte ne nous lâche pas (+2-1, Detecté) Les charges continuent d’exploser. Les moteurs électriques sont en partie noyés et disjonctent. 3 hits : Flooding, Elec Engine 2; Hull, L’équipage colmate la voie d’eau. Nous partons en Exceeding Test Depth à -200m. La coque est de nouveau sollicitée (1 hull), Test de résistance réussi (9). L’escorte tourne en rond autour de notre position (+2-1, Détecté). Cela explose de partout. 3 Hits : Fuel tank, Dive planes, Batteries.
Nous partons en Exceeding Test Depth à -200m, mais les panneaux endommagés répondent mal. La coque est de nouveau sollicitée (1 hull), Test de résistance réussi (9). l’Escorte contine de lâcher ses charges ! 4 hits : elec engine 1, flooding, Deck gun, Radio, brèche colmatée. Nous remontons à -150m un peu afin d’économiser la coque. Avec la fuite de carburant, le destroyer n’a aucun mal à nous détecter de nouveau. Nous sommes acculés et le grenadage s’intensifie. 5 hits : hull, flooding, hull, flooding, flooding (2 flooding stoppés, 1 additional). L’eau nous arrive jusqu’à la taille en plusieurs endroits et je m’effondre dans l’eau en regardant mon lieutenant et les indicateurs de ballasts. Soit nous faisons surface, soit nous sombrons… C’est au bout d’un temps interminable que l’hélice s’éloigne. L’escorte abandonne, croyant sans aucun doute nous avoir coulés au vu du carburant qui remonte en surface…(detection : 4+3-1 =7 non détecté, enfin !).
Nous attendons patiemment quelques heures le silence en pompant et chassant l’eau qui envahit les coursives. Nous finissons par remonter en surface pour dresser le bilan des dégâts et réparer. Réparation :
6 flooding à pomper. Moteurs Electriques 1 & 2 : moteur 1 inopérable, moteur 2 réparé Radio : réparée Batteries : inopérable Panneaux de plongée : Inopérable Canon du pont : inopérable. Réservoir de Fuel : inoperable, fuite de carburant. Nous devons abandonner la patrouille et rentrer. Nous faisons demi-tour vers la zone de transit la plus proche. Heureusement les zone de Transit sont vides (4 et 6).
Nous rejoignons Kiel à vitesse réduite semant huile et carburant dans notre sillage. Nous débarquons nos blessés (SW) et déplorons 5 dégats de coque, 1 réservoir percé, 1 moteur électrique HS, le canon de pont manquant, des batteries HS et des panneaux de plongée cassés. Le U-52 est désormais plein de cicatrices et va devoir se reposer. Quelle équipée… Nous avons vu la mort de près, mais l’Amirauté britannique a encore perdu un fleuron et nous en sommes fiers.
Bateau coulé : HMS Warspite, 27,500t
Bateau endommagé : tanker Kongsgaard, 9500t.
Suite à cette mission, mon Capitaine Otto Von Munchken est décoré et mon équipage promu.
Décorations : Croix de Chevalier de la Croix de Fer Équipage : 2WO Expert
Nous sommes contraints de rester à quai 4 mois pour effectuer les réparations nécessaires sur le U-52. Pendant ce temps, les autres capitaines vont continuer à mener leurs missions (j’apprendrai par la suite la perte du U-45 dans notre flottille de 7 sous-marins).

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