Rolemaster

Samedi après-midi, nous avons joué un one-shot qui sortait de nos habitudes. L’un de nos anciens joueurs, Guillaume, de retour à Paris en vacances depuis qu’il est parti s’installer à Bali,  est venu nous faire un petit scénario dans la Terre du Milieu, en mode RoleMaster, à 3 joueurs. Bien qu’ayant fait de rares parties JRTM dans ma prime jeunesse, c’est avec plaisir et surprise que j’ai joué un chasseur de primes de Tharbad, en jouant un petit scénario d’un obscur fanzine de 1989, masterisé par Guillaume. Missionnés par la mystérieuse Guilde du Bâton Blanc, nous devions escorter un guerrier-mage pour explorer une vieille tour abandonnée à la sinistre réputation, aux portes du Mordor. Nous ne tardâmes pas à découvrir que quelques orcs (Olog-Hai ou Uruk-Hai je ne sais plus) y avaient élu domicile pour lancer quelques raids alentours et nous tendirent une embuscade. Avec 5 ou 6 orcs au corps à corps j’ai pu découvrir les règles de RoleMaster… Un système assez lourd, basé sur des jets de pourcentage, qui nécessite pas mal de calculs et de reports à un nombre impressionnant de tables de coups critiques, localisation etc. On devine que le système est hyper-simulationniste mais sans doute un peu trop, une autre époque ! Pour rappel, RoleMaster édité par I.C.E a servi de base pour les règles de JRTM. Le combat fut donc assez long, dans une ambiance de pluie et d’orage… On imagine nos fiers guerriers détrempés dans la boue…

Le combat réglé, mon personnage ayant subi de multiples contusions heureusement sans gravité, nous avons pu alors aider notre compagnon à remplir sa mission : explorer la tour. Nous découvrimes que la tour  en ruines était celle d’un mage ayant oeuvré pour Sauron pendant la guerre de l’Anneau 25 ans plus tôt. Le sous-sol de la tour abritait le campement des orcs mais nous avons trouvé des passages secrets menant à un laboratoire secret d’alchimie. Les restes d’un journal nous apprit que le mage avait travaillé sur une hybridation d’elfe et de troll pour créer un super  guerrier au service de Sauron. Des caves secrètes abritaient des cellules pleines de squelettes sujets d’expériences et la découverte d’une mention d’une rune magique de préservation de longue durée nous alerta sur la possible existence de l’hybride en ces murs. Le mage quant à lui avait fui à la fin de la guerre. Dans la salle du trésor du mage, nous fûmes confrontés à l’hybride, heureusement très amaigri et affaibli par des années de  confinement. Nous avons réussi à le vaincre avec finalement moins de difficulté que le groupe d’orcs ! C’est en sortant qu’un autre péril nous attendait. Nous avons traversé une caverne où un mystérieux oeil de pierre géant s’anima et nous prîmes une mauvaise décision : tirer une flèche pour crever l’oeil… La réaction fut agressive : un éclair sombre nus frappa tous 3 au poitrail et nous laissa une espèce de brûlure tatouée nous laissant un goût  de brulé. Nous prîmes la fuite… De retour à la guilde, aucun soigneur ou mage ne sut nous expliquer quel mal nous atteignait. C’était de toute évidence une magie puissante et néfaste. Nos aventuriers se retrouvent donc avec une inquiétante marque qui semble prendre comme une lèpre… La suite, sans doute l’an prochain au retour de Guillaume pour  ses prochaines vacances !

Pour ma part, je suis content d’avoir enfin découvert RoleMaster dont j’appréciais particulièrement les couvertures d’Angus McBride. Et vous connaissez mon attrait pour le Oldschool…Le système a sans doute mal vieilli, à une époque où l’on privilégie la jouabilité à l’authenticité mais RoleMaster avait un sacré degré de précision, c’est assez impressionnant. Ceux qui jouent encore à ce système, s’il y en a, gagneraient de nos jours à bénéficier d’un programme informatique permettant de gagner du temps sur la lecture des tables ?
21751763_1973267749625122_7649176490773583656_n

Publicités

2 réflexions sur “Rolemaster

  1. De manière assez paradoxale (je crée des systèmes ultra-simples) j’ai toujours eu une sorte de fascination pour RoleMaster. Pour le plaisir (et par défi), je me suis beaucoup amusé à créer des personnages à une certaine époque mais sans les jouer.

  2. Quelque part ça peut se comprendre car certains jeux comme RM sont la quintessence d’un certain idéal rolistique simulationniste en ayant la capacité de gérer toute situation et de la simuler de façon réaliste. Mais la recherche du réalisme ou du simulationnisme trouve ses limites dans la jouabilité. Ce type de système reviendra sans doute au goût du jour avec la création d’interfaces logicielles de jeu à la lecture instantanée où joueurs et MD auront une lecture instantanée de ce qu’il se passe au jet de dé en fonction de tous les paramètres en jeu. Mais bon, je pense que dans l’ensemble les joueurs souhaitent du storytelling plus qu’un hyperréalisme non ? 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s